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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 11:05

Désolée pour l'interruption dans le récit, mais ça me prend beaucoup d'énergie d'écrire -ou décrire ?- ces événements et évidemment, d'autres 'incidents' se sont produits entre-temps.
Je voulais donc vous informer des dernières nouvelles et faire le point sur la situation qui est à l'heure actuelle plus que jamais critique et totalement hors du réel (eh oui 'encore pire' est toujours possible...)


Après l'audience, pour faire court, j'ai pu voir Zoran 2 fois, le mardi et le jeudi au centre du tribunal (i-e avec les parents à qui on a retiré les enfants pour une raison grave, je vous passe l'ambiance des psys derrière vous qui notent tout ce que vous faites et qui vous engueulent parce que vous pleurez), sessions normalement prévues de 16h à 18h mais, bien évidemment, le papa est arrivé avec 30 min de retard les 2 fois... Sessions qui se sont déroulées 'moyennement' bien, car vous l'imaginez, ça a été un choc à la fois pour Zoran et pour moi-même... de plus, Zoran maintenant parle espagnol, il est resté collé à son père etc... le jeudi, j'ai proposé à E. une discussion sans les avocats, il devait me rappeler mais j'attends encore.

Les avocats m'ont convaincue de rester le temps de régler 'l'amparro' et pour profiter de voir Zoran un maximum et nous 'réhabituer' l'un à l'autre. Et aussi parce que les avocats adverses s'étaient 'rappochés' des miens.
Maman a donc racheté un billet d'avion.
Comme rien n'est simple, ça a mis des jours pour que le juge ordonne les visites mais il a été impossible de notifier le père, étant donné qu'il n'habite pas/plus à l'adresse qu'il a donnée... 

Au bout de quinze jours - sans avoir revu Zoran, ni être parvenu à un accord - , je suis rentrée en France.
J'ai appelé le ministère de la justice pour les informer, mais bien sûr il était au courant grâce au consulat et il était très étonné car il pensait que j'allais trouver un travail à Mexico le temps de la procédure (possibilité avancée lors de notre entretien avec Mme la Consule). Donc il 'comprenait' ma décision de rentrer en france mais m'a déclaré que je devais en gros en assumer les conséquences. (Je vous publierai prochainement la lettre reçue)

??????? si je résume, un secrétaire a été soudoyé (certainement très cher) pour changer le délit en crime, je me retrouve en prison, il ne présente pas Zoran alors que le juge l'a ordonné : tous ces éléments ne sont que des détails ???
Quant à notre requête aux autorités centrales mexicaines (en effet, la même Convention de la Haye prévoit des droits de visites pour éviter que l'enfant soit privé d'un de ses deux parents trop longtemps), elle ne peut aboutir, tant qu'il n'y a pas de droit de garde attribué, m'a-t-on appris. 

L'autre point que je voulais soulever est qu'au Mexique pour une procédure de droits de garde, on doit passer devant un psychologue pour 'déterminer qui est le plus apte à s'occuper de l'enfant'. Je suis allée à la première séance mais pas aux suivantes (car je ne suis pas repartie là-bas).

Autre élément important à savoir est qu'il existe également des 'testimoniales', c'est-à-dire des témoins qui viennent déclarer. Dans notre cas, toute la famille d'E. et de mon côté, ma mère et mon frère, qui bien évidemment ne veulent pas se rendre au mexique. Nous avons obtenu une commission rogatoire pour qu'ils soient interrogés en france, moyennant 5 000 €, somme que nous n'avons pas. D'autant plus que les avocats aujourd'hui nous réclament 15 000 € pour cette petite escapade en prison (caution, travail fourni etc.), somme qui normalement devrait être bien plus élevée selon les avocats.

Résultat : nous n'avons plus de 'preuves' et selon les avocats, aucune chance d'obtenir la garde.

J'ai donc demandé aux avocats de se réunir avec les avocats d'E. pour conclure un accord (même pour obtenir de simples droits de visite), proposition refusée car manifestement leur objectif serait de me faire perdre mes droits parentaux, chose qu'ils n'obtiendront que si je suis condamnée au pénal. E. aurait apparemment déposé d'autres plaintes pénales, dont je ne connais pas la nature.

Nouveau rebondissement la semaine dernière : les avocats m'ont envoyé 'une révocation de pouvoirs' que je dois faire apostiller et leur renvoyer pour qu'ils ne me répresentent plus. Comme ils ont avancé les frais et que je ne peux pas rembourser ma 'dette' en une fois, ils ne me représenteront plus. Si bien, que nous ne savons même pas s'ils se sont présentés à l'audience du 6 août (témoignages de la famille d'E.).

Et maintenant ?

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Published by Radenkovic Hélène
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commentaires

vavarata 26/11/2009 21:56


des nouvelles? je pense souvent à vous.


bibi 20/10/2009 12:10


salut nénéne je viens d'apprendre ce qui t'arrive
Suis dégoûtée, prends contact avec moi stp
suis plus dans la région , on a bossé et fais pas mal de sortie ensemble  au collège bise à très vite


vavarata 26/09/2009 11:23


j'espère de tout coeur que vous allez sortir de cette impasse. Courage! une maman qui suis votre histoire.


stephanie 19/08/2009 23:35

helene je ne sais plus quoi ecrire ! je t embrasse fort dis moi vite ce que je peux faire pour vous aider ! je t appelle demain bisous steph

Martine 16/08/2009 13:49

Bonjour Hélène, c'est infernal et dégueulasse (le mot n'est pas trop fort). Si j'ai bien compris vous ne pouvez plus rien faire faute d'argent et votre ex peut se comporter en parent rapteur avec la bénédiction des justices mexicaine et française puisqu'apparemment la France ne vous aide pas. Notre pays est très fort pour enlever des enfants à leur parent français comme le prouvent les affaires Gettliffe et Washington-Maumousseau mais incapable de faire respecter les droits les plus élémentaires pour ses ressortissants à l'étranger. Et votre décision de rentrer en France est une bonne occasion de vous laisser tomber en rejetant la faute sur vous. Je suis écoeurée. Que peut-on faire pour vous ? Avec vous de tout coeur, Martine