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(mail envoyé le 2 novembre 2008)


Monsieur le Président de la République,


Au secours, nous sommes sous le choc. Je m'appelle Hélène Radenkovic, je suis partie travailler à Mexico en 2003 en tant que professeur de Français Langue Etrangère, c'est là que j'ai rencontré M. W. Notre fils Zoran W--Radenkovic est né le premier mai 2007 à Mexico. A sa naissance, le comportement du papa s'est fortement altéré, il est devenu totalement imprévisible montrant des excès de violence (tapant dans les murs, hurlant de jour comme de nuit etc.), étant indifférent au nouveau-né ou employant des attitudes inadaptées, m'interdisant de sortir ou de retravailler. C'est la mère de Monsieur W. qui avait mes clés et prenait les décisions concernant Zoran. La situation a dégénéré le 15 mai, M. W. nous a chassées, ma mère et moi, de l'appartement, menaçant de se jeter dans le vide avec l'enfant. Comme j'allaitais Zoran, il le forçait à boire des biberons de lait en poudre qu'il vomissait. Conseillé par sa mère, M. W. est allé consulter un psychiatre. Je suis rentrée en France le 4 Août 2007 pour présenter Zoran à ma famille. Elle m'a trouvée méconnaissable, amaigrie de vingt kilos et traumatisée par le traitement reçu là-bas. C'est alors, qu'il est apparu impensable que nous retournions à Mexico. Je fus accusée d'enlèvement international de mon propre enfant sous couvert de la Convention de la Haye. Depuis, je suis considérée comme une criminelle et nous vivons dans l'angoisse. Monsieur le Président de la République, notre famille a toujours respecté les règles de citoyenneté. Nous avons suivi toutes les procédures, ayant foi en ce pays de droits et de libertés. Après sept mois de procédure, le juge de Rouen a statué le 25 avril 2008 que le déplacement de l'enfant n'était pas illicite et vu le jeune âge de Zoran, qu'il resterait avec moi. Le papa ainsi que le Parquet ont fait appel de la décision et le 30 octobre 2008, la Cour d'Appel a infirmé le jugement de première instance, ordonnant le retour immédiat auprès de son père. Je vais faire un pourvoi en cassation. En attendant, que pouvons-nous faire? L'Ambassade de France que j'ai contactée en février 2008 m'a conseillé de rester sur le territoire français, car elle n'avait aucun pouvoir de police au Mexique. Une plainte pour soustraction de mineur a été déposée au Mexique par Monsieur W. Si je suis interpellée, voire incarcérée au Mexique, comment pourrais-je demander mes droits sur Zoran? De plus, il faut savoir que le grand-père de Zoran est un homme politique influent, ex-député et actuellement en charge des finances du parti de l'opposition (PRI). Vous savez, Monsieur le Président de la République, que le système judiciaire mexicain, fortement corrompu, n'est en rien comparable au nôtre. Humainement parlant, comment peut-on séparer un enfant de 18 mois de sa maman et l'envoyer dans un pays où il ne possède aucun repère, car le papa qui pouvait rencontrer son fils selon ses désirs, ne s'est manifesté que rarement. Fin avril 2008, il était en France mais est reparti la veille du premier anniversaire de son fils. Cette décision du juge est révoltante et nous tentons par tous les moyens qu'une telle abération ne se produise pas. Ce qui me choque d'autant plus, c'est que jamais il n'a été question du bien-être de Zoran mais simplement de l'application de la loi. Je vous en supplie de tout mon coeur de mère, ne laissez pas une telle horreur se produire. S'il vous plait. Je vous jure sur l'honneur que je n'ai jamais voulu priver Zoran de son père mais que j'ai pris la décision de ne pas repartir pour la sécurité et l'équilibre de notre fils.


Je vous prie d'intervenir et nous aider.


Croyez, Monsieur le Président de la République, en la sincère admiration de toute ma famille.


Hélène Radenkovic

 

 


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